fr Françaisen English

L’intensif d’éveil était présent. Un membre du groupe a dit : « c’était la question ‘Qui suis-je ?’ qui était agonisante pour moi. »

Posted by on vendredi, 19 mars 2021 in Blog, Blog, Blog-Fr, Blog@fr, blog@fr, Blog@fr, Non classifié(e) | Commentaires fermés sur L’intensif d’éveil était présent. Un membre du groupe a dit : « c’était la question ‘Qui suis-je ?’ qui était agonisante pour moi. »

C’est agonisant, car si vous allez profondément en vous-même, cela crée la plus grande extase possible. Le chemin de l’extase passe par l’agonie. C’est agonisant parce qu’au moment où vous demandez : ‘Qui suis-je ?’ vous prenez conscience que vous ne savez pas. Ne pas savoir est très angoissant, cela fait mal à l’ego. « Ainsi, je ne me connais même pas moi-même ! C’est trop. Je pensais toujours tout savoir alors que je ne me connais même pas moi-même. »

C’est inacceptable pour l’ego. L’ego se nourrit de connaissances, d’informations et c’est très très triste : à quoi bon prétendre savoir, si vous ne vous connaissez pas vous-même ? Quel est l’intérêt de prétendre que vous savez autre chose ? La base, se connaître soi-même, fait défaut.

La question « Qui suis-je ? » est destinée à vous ramener à la raison. Elle est faite pour vous ébranler fortement afin que vous preniez conscience que vous ne vous connaissez pas. C’est comme si vous aviez beaucoup et la question vient de tout vous enlever ; d’où l’agonie. Vous aviez l’habitude de penser que vous étiez ceci, que vous étiez cela et cette simple question vous a enlevé toutes vos identités. Vous êtes laissé dans un vide.

Le simple fait de sentir que vous ne vous connaissez pas est si exaspérant ; tellement, que l’on veut s’accrocher à quelque chose ; à n’importe quoi, un nom, une forme, un corps, un esprit, une âme, une théorie, une hypothèse ; n’importe quoi fera l’affaire. L’on veut s’accrocher à quelque chose, pour ne pas se perdre dans ce vide ; d’où l’agonie.

Mais si vous persistez, si vous persévérez, si vous allez profondément dans ce vide, et si vous acceptez aussi l’agonie, peu à peu vous allez voir que l’agonie disparaît. Les nuages ​​ne sont plus là, la fumée s’est éloignée. Vous êtes dans un espace dégagé ; les choses sont plus claires. Non pas que vous allez savoir qui vous êtes, cette question n’a pas pour but d’apporter une réponse, la réponse ne vient jamais ; c’est juste un mécanisme pour détruire les fausses réponses.

La vraie réponse ne vient jamais, car une vraie réponse ne vient jamais à l’intérieur. Ce n’est pas qu’un jour, tout à coup, cela jaillira et vous saurez : « Bon, alors c’est ça qui je suis », non ! Toute connaissance disparaîtra, et puis l’agonie disparaîtra. Vous serez si parfaitement à l’aise en vous-même, si enraciné, si paisible, si tranquille et calme. Maintenant, il n’y a pas de réponse, vous ne pouvez pas verbaliser, mais vous savez.

Cette connaissance est totalement différente du savoir intellectuel. Cela n’a rien à voir avec le mental. Cela ne vient pas du mental. C’est une expérience ou plutôt, une reconnaissance. Vous avez rencontré votre réalité face à face ; vous l’avez vue.

Non pas que vous puissiez dire qui vous êtes, personne n’a jamais pu le faire. Quiconque est arrivé au plus profond de son être n’a jamais dit qui il était. Cela ne peut pas être dit, mais c’est extatique de le voir, de le ressentir, de l’être. Ce n’est pas une réponse intellectuelle qui surgit, mais une réponse existentielle.

Vous devenez un enfant du bonheur. Vous devenez un grand état de béatitude. Les anciennes identités disparaissent et une nouvelle identité n’est pas formée. L’agonie est là et vous devez la traverser ; c’est le prix que nous payons et puis il y a l’extase.

S’il n’y a pas d’agonie lorsque vous demandez « Qui suis-je ? », alors vous ne posez pas la question correctement. Vous ne faites que jouer, vous ne pénétrez pas profondément, cette question n’est pas encore comme une flèche.

Mais ça a été bon. Vous avez souffert et c’est bien. C’est une bonne indication que vous y avez travaillé dur. C’est pénible. Toute croissance est douloureuse.

Osho, extrait de : ‘Bénis sont les Ignorants, Chapitre 8’